DESCRIPTION
La Grotte de l'Aguzou

Située en pleine vallée de l'Aude, à 3 kilomètres en aval d'Usson-les-Bains, à quelques centaines de mètres de la route de Carcassonne, à Mont-Louis, la Grotte de l'Aguzou a éveillé depuis fort longtemps la curiosité des chercheurs.

Dès novembre 1893, M.L. Gavoy en fait une description dans le bulletin de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude (Tome V., page 196).

En 1926, le Docteur COURRENT, avec son talent habituel, nous donne une monographie de cette caverne, accompagnée d'un plan (Bulletin de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude, T.XXX, page 72).

Le Syndicat d'Initiative de Carcassonne et de l'Aude comprenant l'intérêt touristique de cette curiosité naturelle et grâce à l'activité inlassable de son Secrétaire général, M. Raymond AZIBERT, a pu mener à bien l'électrification de la Grotte de L'Aguzou.

Nous n'avons visité cette grotte que très rapidement, aussi ne la décrirons-nous pas, remettant à plus tard une étude approfondie des galeries non encore complètement explorées.

Signalons toutefois que MM. René ROGER-ESTRADE et Raymond AZIBERT ont découvert près de la Grande Salle, des poteries fort bien conservées de l'Epoque larnaudienne.

Le 30 juin 1935, le Spéléo-Club de l'Aude ayant eu le grand honneur de participer à l'inauguration de la grotte de l'Aguzou quelques-uns de ses membres avaient été intrigués par des excavations situées sur la paroi verticale du rocher surplombant l'entrée principale de la grotte, excavations non encore explorées. C'est pourquoi ils entreprirent, le 7 juillet 1935, une ascension périlleuse de 35 mètres à pic, qui leur permit d'atteindre une cavité mesurant 6 m. de haut, 5 m. de large, d'une profondeur de 9 m., se terminant à une altitude de 803 mètres, par deux petites galeries étroites, en cul de sac.

En examinant cette grottelle, on est frappé, tout d'abord, par les traces d'un foyer, situé dans l'angle gauche. Une preuve encore que ce nid d'aigle a été habité dans les temps plus ou moins reculés, c'est la découverte de deux chevilles de bois, travaillées de main d'homme. Elles étaient fixées à 3 m. de hauteur dans les fentes du rocher. Il semblerait qu'elles aient servi à maintenir une claire-voie de branchages, protégeant des dangers extérieurs l'entrée de la grotte.

Le sol est fait d'humus et de rocailles. Nos fouilles ne nous ont permis de retrouver aucun vestige troglodyte, ni dans le sol de l'abri, ni dans celui des galeries.

Dans de nombreuses infractuosités des parois, à l'air libre, des ossements épars d'animaux divers : oiseaux, ovidés, petits carnassiers, équidés de petite taille, etc..., sont les témoins d'anciens festins de félins et d'oiseaux de proie.

A droite de cette cavité principale, s'ouvre un petit orifice mesurant 2 m. 50 de large, 2 m. de haut et 2 m. 50 de profondeur environ. Il ne présente aucune particularité.

Terminons en disant que, lors de l'électrification de la grotte de l'Aguzou, il a été découvert au fond d'un puits profond de 12 mètres et large de 60 centimètres, le squelette complet d'un homme qui est venu volontairement mourir dans ce point reculé de la caverne de plus de 300 m. de l'entrée.

 

 

Marcel Cannac, Président du Spéléo Club de l'Aude - Essai de Spéléologie dans l'Aude - 1936

 


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Page créée le : 30/01/04
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